Histoire de la ville

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Histoire de la ville

 

 

Non, l’histoire d’Albert n’a pas commencé avec la Première Guerre mondiale ! Reconnue en tant que commune dès 1178, elle a plus d’un souvenir à vous raconter.

 

Quelques repères historiques sur Albert
 
L’origine de la cité remonte pour le moins à l’époque romaine. La ville primitive était située alors sur la chaussée Brunehaut, principale voie romaine du Nord de la France. Elle se construit autour d’un pont. En 1178, la commune est officiellement reconnue. La charte donne à la ville le droit de se gouverner elle-même.

 

Jusqu’en 1620, Albert s’appelle Ancre. Puis, pour effacer le souvenir de ce nom qui rappelait celui d’un des plus grands aventuriers de notre histoire, Concino CONCINI, dernier marquis d’Ancre, Louis XIII donne à la ville le nom de son nouveau seigneur, son favori et grand fauconnier Charles d’Albert, Duc de Luynes.

 

Située sur la Route des Invasions, notre cité connut au cours de son histoire sept destructions complètes avant 1914. Et chaque fois, ses habitants, courageusement, la rebâtirent.

 

La Guerre 14-18

 

L’armée allemande entre dans Albert le 29 août 1914, après la Victoire de la Marne. La ville est reprise le 13 septembre. Le front se stabilise à 3 km d’Albert.

 

Alors, commencent les bombardements, d’octobre 1914 à la fin 1915. Le centre, les usines, la gare, le dôme de la Basilique sont détruits.

 

Après l’offensive anglaise du 1er juillet 1916, la situation redevient calme jusqu’en mars 1918. Le 26 mars 1918, la ville retombe aux mains des Allemands et dès avril, les bombardements reprennent, cette fois-ci par les Anglais qui pilonnent les troupes allemandes.

 

Le 23 août, au jour de la Libération définitive, il ne reste plus rien de l’ancienne cité. Commence alors l’aventure de la reconstruction. Menée de 1920 à 1930, elle donne un charme homogène à notre cité.

 

La Lourdes du Nord

 

Au XIème siècle, un berger découvre une statue de la Vierge dans un champ. Le culte de cette vierge miraculeuse devient très vite célèbre, puis sera quelque peu délaissé.
A la fin du XIXème siècle, dans un pays voué à la ferveur mariale, un curé-bâtisseur, Anicet GODIN, rêve pour Albert d’un sanctuaire digne de l’ancienneté du pèlerinage et adapté à l’accroissement de la population.
La construction de la Basilique commence en 1884. C’est le seul édifice albertin qui sera reconstruit à l’identique après la guerre. Des pèlerinages y sont toujours organisés, plus particulièrement en mai et septembre.

 

Albert, la ville aux trois clochers…

 

La Basilique Notre-Dame de Brebières, l’Hôtel de Ville et la Gare constituent l’axe des trois clochers. A juste titre, les Albertins sont fiers de la beauté de leur Basilique. Seule œuvre d’Edmond DUTHOIT, cet édifice de style néo-byzantin est surmonté d’un clocher de 70 mètres où culmine une Vierge Dorée. A l’intérieur, une chaire de marbre, des mosaïques, des vitraux signés GRÜBER, et les statues d’Albert ROZE qui méritent un intérêt particulier.
La Vierge Dorée a contribué bien malgré elle, à faire de la Basilique d’Albert un lieu mondialement connu. En effet, en 1915, pendant la première guerre mondiale, un obus allemand percuta le dôme soutenant la statue et la fit se pencher au-dessus de la Place d’Armes, pendant la durée des hostilités. Reproduite en carte postale à de nombreux exemplaires, l’image de la « Vierge penchée » d’Albert fut envoyée à travers le monde par les soldats à leur famille. Elle témoignait ainsi de la violence et de l’horreur de la guerre.

 

… et aux influences flamandes

 

De la Place d’Armes, on peut apercevoir les deux autres clochers : celui de l’Hôtel de Ville et celui de la gare.

 

L’Hôtel de Ville, situé Place Emile Leturcq, a été inauguré en 1932 par le président Albert LEBRUN. Son beffroi culmine à 64 mètres de hauteur et le carillon dit « de Westminster » sonne tous les ¼ d’heures.
Il est un bel exemple d’architecture flamande et d’intérieur art-déco. A l’extérieur, les bas-reliefs évoquent la vie laborieuse d’avant-guerre : l’agriculture et les nombreuses activités industrielles de la ville : machines-outils, métallurgie, aéronautique… D’ailleurs, la ville d’Albert a pour devise « Vis Mea Ferrum » ce qui signifie « ma force est dans le fer ».

 

La gare, de style architectural flamand, est bien particulière. Un POTEZ 36 est accroché dans le hall en hommage à Henry POTEZ, pionnier de l’aéronautique, qui a créé en 1924 l’usine Potez de Méaulte, devenue aujourd’hui Aérolia.

 

Albert, ville souterraine

 

Le musée « Somme 1916 »

 

Depuis la rue Anicet Godin (près de la Basilique) et jusqu’au Jardin Public, existe, à 10 mètres sous terre, une galerie de 230 mètres de long, construite pour servir d’abri anti-aérien pendant la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, dans ce cadre authentique, une vingtaine d’alcôves reconstituent de manière réaliste la vie dans les tranchées des « Poilus » et des « Tommies » lors de l’offensive du 1er juillet 1916.

 

Albert,  au cœur de la Bataille de la Somme

 

Ce circuit, balisé par un coquelicot, symbole du souvenir britannique, vous emmène sur les traces de la Grande Guerre, à travers les sites commémorant la Bataille de la Somme de juillet 1916.
Ainsi, vous pourrez découvrir le « Lochnagar Crater » (trou de mine) de La Boisselle, le Monument de la 1ère division australienne et les vestiges de deux blockhaus allemands à Pozières, le Mémorial britannique et le centre d’interprétation de Thièpval, la Tour d’Ulster, le Parc Terre-Neuvien à Beaumont-Hamel, le musée du bois de Delville à Longueval, l’Historial de la Grande Guerre à Péronne et bien sûr, le Musée Somme 1916 à Albert.

 

Albert, au fil de l’eau et de la découverte

 

Amoureux de plein air et de la nature, Albert et ses alentours recèlent de trésors inattendus. Qui ne tomberait pas sous le charme des étangs du Vélodrome ou du chant incessant des cascades du jardin public?

 

Jadis piste pour les vélos (fin XIXème), les étangs du Vélodrome sont aujourd’hui le paradis des pêcheurs.

 

Lieu de détente et de découvertes écologiques, le jardin public de la ville abrite un Arboretum classé. Dans une atmosphère calme et sereine, les enfants peuvent profiter des jeux et du petit parc animalier.

 

Albert, douceur de vivre et gastronomie

 

La Cité d’Ancre offre un centre ville complètement rénové et fleuri où il fait bon flâner pour découvrir toute une série de boutiques de grande diversité.
Albert est aussi synonyme de distractions : cinéma, discothèque, café-théâtre, spectacles variés du Théâtre du Jeu de Paume ; ou de loisirs sportifs : piscine, tennis, pêche, randonnées pédestres…

 

Au chapitre de la gastronomie, les douceurs locales ont pour nom ficelle picarde, anguille fumée, bière picarde, gaufres d’Albert, bonbons au coquelicot…